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Rufin VanRullen : neuro-surfeur Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail title=
24 novembre 2008 09h34

Il a de longs cheveux blonds et se passionne pour les sports de glisse. Mais ce sont ses deux seuls points communs avec Brice de Nice. Car Rufin VanRullen, 34 ans, chercheur au Centre de recherche cerveau et cognition (Cerco) de Toulouse, n’a guère le temps d’attendre la vague ultime. Il surfe en effet sur une autre vague : celle des signaux électriques qui se propagent d’une région du cerveau à une autre. Peut-on la relier aux phénomènes de perception ? C’est la question à laquelle il tente aujourd’hui de répondre avec son équipe grâce au financement associé à son prix « Jeune chercheur européen », obtenu en 2007.

Le cerveau, ultime mystère

Visible sur son site web (1), à côté de ses photos de surf des neiges et de ses créations de grapheur, la liste de ses publications est impressionnante. « Le fonctionnement du cerveau, c’est une des dernières choses que l’on ne comprend pas, avec la structure de l’univers », explique Rufin VanRullen, qui s’est passionné dès l’âge de 17 ans pour le sujet. Après des études de mathématiques, il s’engage dans une thèse sur la vision. « C’est parmi les cinq sens celui qui permet le mieux d’étudier la perception, car près du tiers du cerveau y est consacré ». Il montrera notamment qu’il suffit de 150 millièmes de seconde au cerveau humain pour reconnaître un animal sur une image. Lors de sa thèse, il participe aussi à la conception d’un logiciel d’analyse des images inspiré par le fonctionnement de la vision humaine. Le résultat, ce sera la création de la start-up Spikenet Technology, en 1999. Elle est installée à Labège.

Améliorer l’apprentissage et la mémoire

Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement à l’attention, cette capacité du cerveau à distinguer, dans le champ de vision, les informations principales mais aussi périphériques. Pourquoi une information est-elle privilégiée par rapport à une autre ? Pour le savoir, son groupe pratique la psychologie expérimentale, avec des batteries de tests visuels, et utilise l’électroencéphalogramme pour montrer quand le cerveau est actif. « Notre objectif, c’est de corréler les vagues de signaux électriques et l’attention ». Avec un jour peut-être, conclut le jeune chercheur, la perspective fascinante et troublante d’améliorer nos capacités d’apprentissage et de mémoire.

Jean-François Haït, pour Kwantik !

(1) http://www.klab.caltech.edu/ rufin/CVRufin.html#Perso


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