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Recherche et enseignement : l’union fait la force Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail title=
28 novembre 2008 17h10

Pour gagner son pari international, l’université toulousaine va renforcer ses domaines d’excellence en les regroupant sur des sites spécialisés. Mais elle fera aussi la part belle aux projets pluridisciplinaires, sans oublier les sciences humaines.
Une salle blanche au Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS), qui forme de très nombreux doctorants. Crédit photo : Patrick Dumas/Look at Sciences

Aéronautique et espace, économie, mathématiques : voici les trois piliers de Toulouse Campus. Il s’agit en effet de renforcer les domaines où Toulouse est reconnue au niveau mondial, en commençant par regrouper leurs acteurs.

L’aéronautique et l’espace se concentrera sur l’Aerospace Campus, un projet architectural spectaculaire sur le site de Montaudran. Avec notamment l’Institut « Clément Ader », qui rassemblera les formations et la recherche en aéronautique de l’Université Paul-Sabatier (IUT génie mécanique, masters) et des écoles d’ingénieurs (ISAE, INSA, ENSTIMAC). L’institut abritera aussi un centre de recherche qui associe laboratoires publics et industriels, ainsi qu’un centre d’études des matériaux composites (CERMAC).

L’économie ne sera pas en reste : un nouveau bâtiment accueillera la très réputée « Toulouse School of Economics » (TSE), non loin de son emplacement actuel à l’Arsenal (centre-ville), ainsi que des activités d’enseignement et de recherche. Cette structure permettra aussi de renforcer la coopération avec les enseignements de droit et de gestion dispensés par l’Université Paul-Sabatier, l’Université du Mirail et les écoles d’ingénieurs.

Enfin, l’Institut de Mathématiques de Toulouse, le plus important centre de mathématiques en région, et l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse seront rapprochés afin de créer un groupement « Mathématiques-Informatique » autour de l’étude et de la modélisation de phénomènes complexes, notamment en biologie. Cette union formera le cœur du nouvel « Institut de Biologie Systémique ». Parmi ses missions : aider, grâce à des modèles mathématiques et à d’importantes capacités de calcul, au développement des médicaments de demain qui pourraient être fabriqués « sur-mesure » selon les besoins de chaque patient.

Toutes les disciplines se rencontrent

« A part en économie, Toulouse n’est première nulle part au plan national, mais très bonne dans beaucoup de disciplines » souligne Xavier Marie, directeur du laboratoire Physique et chimie des nano-objets de l’INSA. D’ou l’idée de développer de grands projets combinant des domaines différents. « Nous souhaitons inciter à faire des recherches pluridisciplinaires », explique Marie-France Barthet, directrice du PRES - Université de Toulouse. Et cela passe forcément par le développement de nouveaux instituts et de nouvelles formations ».

C’est le cas du centre d’intégration « Nano-INNOV » consacré aux nanotechnologies : un bâtiment de 20 000m² sur le site de Montaudran, qui réunira 600 chercheurs issus de différents domaines (chimie, physique, mécanique, biologie, micro et nanoélectronique, informatique, mathématiques et sciences humaines et sociales). « Le domaine des nanotechnologies est très concurrentiel, surtout à l’international. C’est pourquoi au travers de Nano-INNOV, nous souhaitons aussi mettre en place une formation de très haut niveau afin d’attirer les chercheurs étrangers », précise Xavier Marie, également responsable du volet Formation de Nano-INNOV.

Les sciences et les technologies au cœur de la société

Les sciences de l’homme et de la société, très présentes à Toulouse, ne sont pas oubliées dans la pluridisciplinarité : historiens, économistes, géographes, urbanistes, sociologues, gestionnaires, juristes, anthropologues et archéologues, spécialistes des arts, de la littérature et de la communication, donc beaucoup sont regroupés dans la Maison des sciences de l’homme et de la société du Mirail, trouveront leur place dans le plan Campus, qui veut les associer étroitement à l’étude de l’impact de la recherche scientifique et de l’innovation sur la société. Nul doute qu’à Toulouse, les nanotechnologies seront pour eux un sujet majeur.

Vanessa Bordier, pour Kwantik !

Au sommaire de ce dossier

> Interview Louis Castex

> Recherche et enseignement : l’union fait la force

> Une ville plus rose pour les étudiants

> La culture scientifique au cœur de Toulouse

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