Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
« Le nouveau pôle de compétitivité ’Eau’ va proposer ses premiers projets cet automne » Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail title=
30 août 2010 17h27

Catherine Xuereb. Crédit photo : Jean-François Haït, pour KwantiK !

Catherine Xuereb, scientifique et chargée de mission à la préfecture de Région, ébauche le calendrier du nouveau pôle thématique et explique le rôle qu’y jouera Midi-Pyrénées.

Aerospace Valley, Cancer-bio-santé, Agrimip… Et maintenant un pôle « Eau », labellisé en mai dernier. Pourquoi avoir créé un quatrième pôle de compétitivité en Midi-Pyrénées ?

Trois pôles de compétitivité, c’est moins que dans d’autres régions. A côté de l’aéronautique, de la santé et de l’agriculture, qui sont des thèmes évidents, il y avait encore du potentiel en Midi-Pyrénées.

Et dans la logique du Grenelle de l’Environnement, l’État a lancé un appel d’offres pour des pôles dans le domaine des écotechnologies. Or, l’eau a cet avantage d’être une thématique très transversale.

En quoi Midi-Pyrénées a-t-elle des atouts spécifiques dans ce domaine ?

Notre région est compétente sur les procédés de traitement de l’eau, avec notamment deux sociétés, Polymem et Aquasource, qui sont parmi les leaders européens dans les technologies des membranes.

Nous avons aussi de grands laboratoires : Laboratoire de génie chimique, LISBP à l’INSA, qui travaillent sur ces procédés. La recherche en écologie est également très présente avec Ecolab à l’Observatoire-Midi-Pyrénées.

Par ailleurs, avec le LAAS, il y a un savoir-faire dans le domaine des capteurs intelligents, indispensables pour contrôler les quantités d’eau consommée et sa qualité. On peut citer aussi l’observation par satellite qui permet d’étudier la ressource en eau, dans laquelle est notamment impliquée le LEGOS, également à l’observatoire Midi-Pyrénées.

Enfin il ne faut pas oublier les laboratoires d’économie de Toulouse, dont certains travaillent sur les ressources naturelles comme l’eau.

Midi-Pyrénées est associée dans ce pôle avec les régions Languedoc-Roussillon et PACA. Pourquoi ?

Languedoc-Roussillon portait le projet d’un pôle eau et était en avance sur le regroupement des entreprises et des laboratoires concernés, avec notamment l’association VERSeau. Midi-Pyrénées seul n’a pas la taille critique : à peine une trentaine de PME spécialisées dans le domaine de l’eau seraient capables de porter des projets innovants qui les associent à des laboratoires, et il n’y a pas de « cluster » de ces entreprises.

Or, un pôle de compétitivité concerne en priorité le développement économique. Il fallait donc s’associer. Le pôle sera piloté à Montpellier, avec des chargés de mission dans les autres régions.

Sur quelles thématiques va se structurer le pôle ?

Il y aura trois points forts : l’identification des ressources en eau de surface et en eau souterraine, la gestion de cette ressource et de ses usages, et enfin la réutilisation et le recyclage des eaux usées.

Quel intérêt pour les laboratoires de Midi-Pyrénées ?

Ils pourront par exemple de solliciter un financement pour des projets, notamment auprès de l’Agence nationale de la recherche, en étant mieux identifiés car labellisés « pôle eau », à l’image des projets "BioMedBoue" et "Panacée" menés au Laboratoire de génie chimique. Le pôle donnera de la visibilité aux laboratoires, car il est à vocation mondiale. Les projets pourront être menés avec des partenaires étrangers et les résultats diffusés au plan international.

Bien sûr, dans un pôle de compétitivité, ce sont les entreprises qui vont porter les projets. Les laboratoires régionaux seront donc à l’écoute des besoins des industriels, mais pourront aussi introduire chez eux leurs idées scientifiques.

Où en est le pôle eau aujourd’hui ?

Actuellement, les statuts de l’association qui porte le pôle sont en cours de rédaction. Et dès cet automne, deux ou trois projets inter-régionaux qui associent des entreprises et des laboratoires seront soumis au fonds unique interministériel, qui finance les projets des pôles. Le démarrage est donc imminent !

Propos recueillis par Jean-François Haït, pour KwantiK !

Catherine Xuereb est directeur de recherche au Laboratoire de génie chimique, et chargée de mission pour l’enseignement supérieur, la recherche et le transfert de technologie à la préfecture de Région.


Pas de commentaires

modération a priori

Ce forum est modéré a(spip_fr) priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)


Qui êtes vous ?

publicité




Réalisation : Spip par Octavo