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Astrium Toulouse va tester l’optique de l’extrême Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail title=
28 septembre 2010 15h47

A l’occasion des 30 ans du site toulousain, Astrium, filiale du groupe européen EADS, a inauguré le 24 septembre à Toulouse un bâtiment dédié à l’instrumentation optique. Le but : faire face à la hausse du nombre de commandes de satellites d’observation toujours plus précis.
Dans le bâtiment X2 d’Astrium à Toulouse, le télescope "Aladin" qui sera intégré dans le satellite Aeolus, destiné à étudier les caractéristiques des vents à l’échelle de la planète. Crédit photo : Astrium.

Nom : X2. Surface : 9300 m2. Coût : 25 millions d’euros. Plan de charge : complet pour trois ans. On entre dans le nouveau temple des équipements optiques d’Astrium Toulouse harnaché comme pour une opération chirurgicale. Interdiction en effet d’apporter la moindre poussière. Dans les nouvelles salles blanches du bâtiment X2, deux flux laminaires permettent une propreté quasi absolue grâce à un système de ventilation : seulement 100 microparticules par pied cube (1 000 fois moins que dans une salle blanche ordinaire dédiée aux satellites).

Au sol, des blocs « a-sismiques » s’enfoncent à douze mètres de profondeur pour isoler des vibrations de l’environnement, tel le trafic routier et ferroviaire.

C’est ici que les instruments optiques seront assemblés, intégrés aux satellites d’observation et testés. On distingue les instruments qui réalisent des images classiques, comme les caméras des satellites Spot, dédiées à l’observation de la Terre pour le compte de la défense, l’agriculture, la cartographie ou encore le suivi de l’environnement… et les instruments « scientifiques », qui réalisent par exemple les spectres de la lumière provenant d’étoiles.

Mission d’Astrium : mesurer la précision de ces observatoires de plus en plus perfectionnés : le satellite Gaïa, par exemple, dont la mission sera de cartographier le ciel, va s’équiper d’un télescope censé être capable de localiser depuis la Terre un timbre poste sur la Lune. « On doit même travailler la nuit pour vérifier la précision ultime du télescope, souligne Sébastien Poncin, directeur du site toulousain Astrium, car les vibrations des pas dans le bâtiment peuvent fausser les mesures ! »

Télescopes ultraprécis, poids plumes…

Astrium Toulouse fête ses 30 ans, avec une activité de R&D ininterrompue qui a vu les caractéristiques des satellites changer radicalement. « Dans les années 1990, les satellites d’observation de la Terre comme Spot 5 avaient une résolution de 2m50, raconte Jean Dauphin, directeur "Observation de la Terre et Sciences" d’Astrium. Pléiades, la prochaine génération, aura une précision de 70 cm, qu’on obtient avec des instruments qui consomment trois fois moins d’énergie et pèsent quatre fois moins lourd. »

L’innovation concerne également les matériaux. Ainsi, le miroir du télescope spatial Herschel, réalisé par Astrium, constitue une véritable rupture technologique. Cet objet de 3,5 m de diamètre en carbure de silicium pèse 270 kg au lieu d’1,5 tonne si la technologie standard avait été utilisée.

Parmi les derniers clients d’Astrium en date, on compte l’Agence spatiale européenne (Gaïa), le CNES (Pléiades), la Direction Générale de l’Armement (CSO, successeurs des satellites espions Hélios) et le Kazakhstan et le Vietnam pour des satellites civils. Par ailleurs, la société investit 300 millions d’euros pour fabriquer les futurs satellites Spot 6 et Spot 7, qui permettront à sa filiale Spot Image de continuer la fourniture d’images de la Terre.

Agnès Baritou, pour KwantiK !


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